Les Papes et la Petite Église
LE SAINT-SIEGE RECONNAÎT LA PETITE ÉGLISE
LE BIENHEUREUX PIE XII, S.JEAN XXIII, BENOÎT XVI ET LA PETITE ÉGLISE
Au cours de ces deux derniers siècles, l'existence de la Petite Église a toujours été pour l'Église Catholique Romaine sujet à controverse et mauvaise conscience.
Née d'un excès de fidélité à la personne des Papes, elles s'était vue reniée par ceux-là mêmes pour qui elle avait combattu.
Moins "frileuse", l'Église Orthodoxe, par le biais de Sa Sainteté PHOTIOS 1er, Pape et Patriarche Grec d'Alexandrie, avait quant à elle béni de grand coeur Mgr MATHEW
et l'Église Vieille-Catholique d'Angleterre. c'était le 26 juillet 1912.
Du côté de Rome, c'est seulement après la Seconde Guerre Mondiale que le cardinal GERLIER, Archevêque de Lyon, sera l'instigateur de la politique de rapprochement avec la Petite Église, dès 1946.
En 1948, le bienheureux Pape Pie XII autorisait les fidèles de la Petite Église de France qui souhaitaient se soumettre à ne plus faire abjuration ou
déclaration de principe de soumission à l'autorité de l'Église Catholique Romaine.
Dans un même temps, les sacrements administrés par la Petite Église, comme le baptême ou le mariage, étaient depuis toujours considérés comme valides aux yeux de l'Église Catholique.
Huit ans plus tard, le 20 décembre 1955, le Vatican délégua deux visiteurs apostoliques, Monseigneur DEROUINEAU pour la Petite Église du Poitou,
et Monseigneur MOREELS pour la Petite Église Stéveniste de Belgique.
Dix ans plus tard, le 20 décembre 1965, à Notre-Dame de la Pitié, à 10 KM de Breussuire, haut lieu de la résistence des blancs face aux républicains, 130 membres de la Petite Église de France acceptèrent,
pour la première fois depuis 1847, de recevoir les Sacrements (confession, communion et confirmation des enfants) des mains du clergé catholique romain.

Ce geste symbolique restera pourtant sans lendemain en raison des innovations nées du Concile Vatican II.
Changement qui allaient bouleverser les traditions séculaires de la Petite Église comme de nombreux autres catholiques pratiquants en matière de liturgie.
En Belgique, à l'initiative de l'Archevêché de Malines-Bruxelles, sera installée en 1952 une commission mixte composée à la fois de délégués des Communautés Stévenistes
de Hall et de Leerbeck ainsi que de prêtres catholiques romains spécialisés en droit et en histoire ecclésiastique.
Cette commission fut chargée par les parties d'étidier et de gommer, si besoin en était, les points de divergence entre Catholiques Romains et Stéveniste.
Un modus vivendi permettait, à long terme, le retour des dissidents au sein de l'Église Catholique Romaine.
Ces rencontres ce clôturèrent en 1957 la même année sur un échec, malgré le ralliement de quelques dissidents de la région de Hall.

Le Père Ernest BAUSIER, 12ème Père Spirituel des communautés, resta étrangement absent de toutes ces tractations qu'il qualifiait volontiers de "comptes d'apothicaires".
Pour lui, seule la reconnaissance par le Vatican du bienfondé des réclamations de 1803 était le préalable à toutes véritables négociation.
Au constat de cet échec, le Père Ernest BAUSIER, successeur depuis 1950 du Père Joseph DELHASSE, délégua aux Pays-Bas les Pères Victor CLAUDE et Victor CORNEZ
pour négocier le ralliement de la Petite Église Vieille-Catholique des Pays-Bas.
Cette démarche avec le siège d'Utrecht n'aboutit pas davantage pour des raisons de mercantolisme et toutes les relations avec ce dernier cessèrent en 1964.
Une anecdote à méditer : à certains prélats de l'époque qui voulaient publiquement faire passer les fidèles de la Petite Église pour des schismatiques,
le bon Pape SAINT JEAN XXIII, les reprenant fermement, il répondit " Laissez-les ! On ne condamne pas la fidélité....."
